La Maison Bellanger est née en 1998, à l’occasion du rachat, par Jacques Bellanger, de la chocolaterie Béline qui, en une vingtaine d’années, s’était déjà imposée comme une institution gourmande mancelle.
« Mon père, titré Meilleur Ouvrier de France, a choisi de quitter le numéro un mondial du cacao, Cacao Barry, où il était directeur de la Recherche & Développement, pour retourner aux sources, au sein de la chocolaterie où il s’était formé »
Vianney Bellanger
Fort de son expérience et de sa passion pour la création de recettes, Jacques Bellanger donne un nouvel élan à son commerce de la place Saint-Nicolas, dont il assoit rapidement la réputation.
Pour accompagner cette croissance, la Maison Bellanger, tout en conservant sa boutique de cœur de ville, investit en 2003 dans l’acquisition de locaux aux portes du Mans, dans la zone du Ribay. Elle y installe son laboratoire et sa logistique puis, en 2007, ouvre une nouvelle boutique qui rencontre rapidement un beau succès, malgré sa situation excentrée.
De père en fils
En 2008, après des études de chimie et une première expérience professionnelle dans l’ingénierie, Vianney Bellanger décide à son tour de revenir au Mans pour travailler dans l’entreprise familiale.
« Je voulais retrouver l’authenticité d’un métier manuel », confie le chocolatier qui, dès lors, s’investit pleinement dans l’apprentissage de son nouveau métier, exerçant tous les postes avant de devenir responsable d’exploitation en 2012.
En parallèle, homme de défi, Vianney Bellanger se lance dans l’ouverture d’une boutique à Tours. « J’ai relevé le défi de m’installer au cœur de la cité tourangelle, rue des Halles, car l’emplacement est, à mon sens, l’un des premiers critères de réussite. »
Un pari réussi, puisque ce commerce demeure un lieu incontournable pour les amateurs de chocolat en Touraine.
En 2017, Vianney Bellanger prend les rênes de l’entreprise familiale et la boutique historique déménage rue de l’Étoile. Depuis, la Maison Bellanger s’impose plus que jamais comme l’un des fers de lance du commerce manceau et de la gastronomie sarthoise. Elle a également élargi sa zone de chalandise en ouvrant une quatrième boutique à Laval en 2024.
Créations et personnalisation
Cette belle PME emploie 47 personnes, dont 25 en production et conditionnement, et renforce ses équipes lors des périodes les plus chargées (Noël, Pâques…).
« J’attache beaucoup d’importance au bien-être des salariés et à la formation des jeunes », résume Vianney Bellanger. Il suffit de visiter le laboratoire, que l’on peut aisément comparer à une ruche, pour constater qu’y règne une ambiance chaleureuse et passionnée, où chacun a à cœur d’être à la hauteur de la réputation de la Maison.
Car la réussite de la Maison Bellanger repose avant tout sur une exigence de qualité et une recherche permanente d’innovation. Ainsi, pour chacune des fêtes familiales et commerciales de l’année, Bellanger propose de nouvelles recettes.
Dans le même esprit, diverses gammes de chocolats et de pâtisseries ont été conçues, au fil des ans, pour rendre hommage à la cité mancelle et, tout particulièrement, aux 24 Heures du Mans et aux épreuves du circuit Bugatti. La collection de casques en chocolat, récemment lancée, rencontre d’ailleurs un succès inattendu.
Ces dernières années, la Maison Bellanger s’est également attachée à personnaliser ses produits, notamment pour séduire les entreprises, de plus en plus nombreuses à faire appel aux talents du chocolatier-pâtissier pour leurs événements professionnels ou leurs cadeaux d’affaires.
Invitation au voyage
Avec la Maison Bellanger, le goût de chaque chocolat, mais aussi des macarons et autres pâtisseries, est une véritable invitation au voyage.
« Nous sommes des passeurs de traditions qui travaillent avec des chocolats et des ingrédients venus de tous les continents. Nos produits sont polyculturels », affirme Vianney Bellanger.
Nouveau siège et nouvelles prestations
Aujourd’hui, le dirigeant de la Maison Bellanger, acteur engagé de son territoire, se lance un nouveau défi : la construction d’un bâtiment destiné à permettre à l’entreprise de franchir un cap, de proposer des prestations inédites et de s’inscrire durablement dans l’avenir.
« Nous sommes beaucoup trop à l’étroit au Ribay, explique Vianney Bellanger. C’est pourquoi nous avons saisi l’opportunité d’acquérir ce terrain, route de Laval, zone de Belle-Chasse, pour y développer ce projet. Le chantier de construction représente un investissement de plus de quatre millions d’euros. »
Vianney Bellanger
Le futur siège offrira une meilleure visibilité à l’entreprise et, surtout, des conditions de travail bien plus confortables pour l’ensemble des équipes, tant en production qu’en logistique et dans les services administratifs.
Ce bâtiment éco-responsable (panneaux photovoltaïques, récupérateurs d’eau de plus, échangeur thermique) permettra également à la Maison Bellanger de développer de nouvelles prestations, à commencer par un service de restauration proposant, chaque midi de la semaine, des produits principalement locaux.
Le projet, à vocation locale et régionaliste, prévoit aussi l’aménagement de deux salles de séminaires à destination des entreprises, ainsi qu’un espace dédié aux ateliers culinaires.
« Nous proposerons un véritable parcours sensoriel, qui débutera par une grande boutique, passage obligé vers l’ensemble du site », précise Vianney Bellanger. Surtout, nous disposerons des moyens nécessaires pour transformer nous-mêmes la fève de cacao en chocolat, afin de maîtriser davantage et d’augmenter considérablement notre production. C’est un privilège rare qui nous donnera aussi l’opportunité de fournir d’autres chocolatiers. »
« Cette opération doit permettre de pérenniser l’entreprise tout en confortant notre position d’acteur local. »
conclut Vianney Bellanger, précisant qu’avec ce terrain, la Maison Bellanger bénéficiera de réserves foncières.
Le soutien de la Métropole
Pour mener à bien son projet de nouveau siège, Vianney Bellanger bénéficie du soutien de Le Mans Métropole, sous la forme d’une aide à l’immobilier d’entreprises de 150 000 € et d’un prêt à taux zéro de 250 000 €.